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Le système de santé québécois

Montréal vu du Mont-Royal, par maha-online

Nous (le peuple québécois) attendons du système de santé qu’il s’occupe de nous quand nous sommes malades. Notre culture a en horreur la maladie, la dégénérescence, la mort d’une part, et adore les résultats éclatants, les miracles technologiques et la gratification instantanée. Par conséquent, la science médicale s’est surtout appliquée à trouver des moyens pour guérir les troubles aigus, à effacer la douleur, à réchapper de la mort des personnes gravement malades, etc.

Notre mode de vie n’est pas axé sur la prévention et nous avons un système de gestion de la maladie, plutôt que de gestion de la santé. Nous ne comprenons pas, nous ne sentons pas l’impact de nos choix de vie individuels et collectifs sur notre santé. Prisonniers du mental et ressentant peu nos corps, nous évitons de constater notre état de santé jusqu’à ce qu’une maladie grave nous y contraigne. Et encore, nous espérons alors qu’une prouesse médicale nous en délivre aussitôt, et gratuitement s’il vous plaît.

Un système à notre image

Chirurgien fumeur, par adamci

Le système médical est, bien-sûr, à notre image. Les médecins sont donc très peu formés pour évaluer la santé dans une perspective holistique, le but de la médecine semblant plutôt être de déceler des ensembles de symptômes afin d’émettre un diagnostique.

Ce diagnostique tombe le plus souvent comme une fatalité irréversible : on colle un étiquette à la personne, qui n’a qu’à se débrouiller pour vivre avec et se définir à travers lui.

Il en résulte que la personne souffrante n’est jamais impliquée dans le processus : cette manière « figée » de gérer la maladie ne permet pas au client de comprendre comment et pourquoi la maladie a pu se manifester et quels seraient les comportements responsables et préventifs à adopter pour retrouver son équilibre.

Au-delà de tout cela, nous devons également admettre qu’aussi performante que soit notre médecine moderne, et aussi compréhensive soit la médecine alternative, c’est tout notre rapport au cycle des naissances et des morts que nous devons pacifier. Guérir à tout prix ou maintenir un équilibre nous évitant de « tomber malade » est absurde si nous nous refusons à expérimenter toujours la souffrance et la mort, la fatalité et l’impuissance. La seule chose qui puisse nous réconcilier avec notre propre impuissance et notre mortalité, c’est encore une compréhension plus large de la vie et une acceptation de ses cycles, de sa réalité changeante.

La prévention

La prévention, ça ne peut pas être que des règles à suivre pour empêcher un individu de tomber malade ou de mourir, puisque tout individu est appelé à dégénérer et à mourir. Nous nous devons d’élargir nos horizons et arriver à nous percevoir dans une perspective environnementale plus large. La prévention, c’est s’approprier ici et maintenant sa vie, en prendre soin et en accepter la responsabilité et les termes et conditions. C’est bien comprendre le rôle qu’on est appelé à jouer au cours de cette vie (dharma) et s’appliquer à le faire de notre mieux, dans l’intérêt de/ pour le bien de tous les êtres, ceux qui vivent aujourd’hui et ceux qui naîtront demain.

Consultez également l’article : Concilier médecine moderne et alternative

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